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James Yuill

mars 10, 2009

J’ai bien envie de causer de James Yuill. Tu ne connais pas ? Moi, je ne sais même pas comment ça se prononce. James est arrivé dans mon salon par la grâce d’une chanson, This Sweet Love, entendue un matin sur Nova. Quelques mois maintenant que je ne me réveille plus au son de la matinale de RTL. Oui t’as bien lu : Radio Télévision Luxembourg et j’assume : chez la famille Parcoeur, plus qu’une fréquence, RTL est une institution. Et c’est ainsi que je l’écoutais, par fidélité et mimétisme filial ; une petite histoire de classe populaire, ma fierté de prolétaire mal placée. Puis vint la crise. Avant déjà, il y avait l’Irak. Les élections. Le réchauffement de la planète. Le chômage. La précarité. Les boules, quoi. Et pour ponctuer le chaos du monde, les petites phrases, toutes petites vraiment, des politiques invités par l’expert-éditorialiste. Trop de petits matins plombés avant même d’être devenus grands. Un jour de grosse fatigue, j’ai dit Fuck ! à RTL comme un adolescent le cracherait à la figure de ses parents. Enfin, j’imagine.

Plus jamais ça

Pure Morning, par Jean-Michel Apathie

This Sweet Love a envahi la pièce, sa ritournelle délicate s’est envolée dans les airs, gracieuse comme une bulle de savon. Le thé fumait encore. Je me suis posée quelques instants sur le tabouret de bar, bercée par cette gratte si claire, et pris le temps de regarder par la fenêtre le nouveau jour se lever, prêt à devenir grand. Du plaisir. Écoute un peu… Et dire que ça marche à toutes les heures de journée.

J’aime ce côté roots, qui me donne furieusement envie d’acheter une cheminée bio-ethanol et des saucisses Herta. Le son me rappelle, en plus joyeux, celui de José Gonzalez. José Gonzalez le suédois, son état-civil comme un attelage improbable : faudra m’y pencher un jour, j’y entrevois là aussi une sacrée saga familiale… Car José a l’air d’un chic type certes, mais plutôt torturé. Je pourrais bien rechuter à son écoute prolongée et être donc contrainte à rebrancher Les Grosses Têtes pour m’éviter la pendaison.

Intriguée, je cherche à en savoir un peu plus sur ce James Yuill. Le garçon est anglais et n’a pas vraiment la touche d’une rock-star : blondeur enfantine à la Beck, silhouette dégingandée, lunettes d’ingénieur informaticien. Ce qui tombe plutôt bien, car quelques clics suffisent pour comprendre qu’en fait de nouvelle sensation indie-folk, Yuill est plutôt un bidouilleur de génie – comme Beck ! – tendance électro. Les morceaux facilement glanés sur les sites de Yuill sonnent d’une intelligence fraîche et moderne, heureux brassage de sensibilités et de technologies. Du plaisir, encore. Et cette évidence, soudain : j’aime un nouveau genre musical, la Folktronica !

1 guitare+1 ordinateur = le laptop folk

1 James + 1 guitare + 1 ordinateur = de la folktronica minimale, aka laptop folk

L’album s’appelle Turning Down Water to Air et bientôt sera mien.
Le Myspace est par ici, le site par là et voici même la download page de l’artiste, pour se familiariser au bonhomme. Moi, c’est tout familiarisé, hein : le Mixin’ It Up for Discobelle figurera en bonne place sur ma running playlist ce samedi. J’ai hâte, j’ai hâte !

 

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6 commentaires leave one →
  1. mars 11, 2009 2:05

    ho putain t’as raison, ca marche à n’importe quelle moment de la journée, il est 15h03 et j’ai envi de bouffer des saucisses Herta

  2. mars 11, 2009 2:54

    @Bouquiner :
    Tu aimes ? Lançons alors le minimal techno BBQ : une simple grille chauffante à brancher sur USB, un yukulélé pour l’ambiance et une chipo Herta par personne, car c’est la crise, je crois bien.

  3. mars 11, 2009 3:30

    J’adore le concept

  4. mars 11, 2009 5:31

    Tu as raison, il a un beau potentiel « bang bang » ton Clyde de la semaine. Mais de là à le comparer à Clyde Nick Drake, comme j’ai pu le lire ailleurs… Moi, je dis « dois faire ses preuves ». Et puis de toute façon, on ne touche pas aux morts.

    Sinon ok pour le barbeuk avec saucisses tant que vous voulez, mais sans Herta passke vous ne savez pas ce qu’ils mettent dedans (paraîtrait que c’est loin d’être roots).

  5. mars 11, 2009 8:48

    Je connais peu Nick Drake, mais tu me donnes envie d’aller voir (écouter) d’un peu plus près… Mais je suis d’accord sur l’idée qu’il donne pour l’instant + l’apparence d’un très malin bidouilleur.

    Pour Herta, m’étonne qu’à moitié, tiens : le marketing terroir pour planquer 100% de conservateurs sous la couenne !! Comme dans mon monoprix city marché, au rayon beauté, avec ce tonique à l’eau de bleuet façon belle-époque dégueulant de methyl paraben, pffff.

  6. mars 12, 2009 8:38

    Pfff, c’est honteux. Si ils touchent à l’eau de bleuet maintenant où allons-nous ?!

    En tout cas, merci pour la découverte de ce Clyde. Je l’ai fait écouter au Chéri qui mine de rien en a redemandé. C’est qu’il faut se lever de bonne heure pour l’enthousiasmer celui-là.

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