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Mais que fait la Fashion Police ?

mars 19, 2009

Hier soir, alors que ma Bonnie-mobile se frayait péniblement une voie dans les embouteillages parisiens, je voulus prévenir de mon retard les amis chez qui j’allais dîner. Je dégainais donc mon téléphone et comme j’avais changé de sac pour être raccord avec ma tenue, je n’avais pas le kit main-libre. Sûr qu’il gisait au fond de ma gibecière en cuir craquelé noir Nat & Nin.

J'adore les cuirs craquelés de Nat & Nin

J'adore les cuirs craquelés de Nat & Nin

Or je n’étais pas en noir, hier. Comme une ode du matin au printemps à ma fenêtre, j’avais osé le combiné jean flare h&m + veste preppy rayée rose bleu Zara basics, manches raboulées sur la doublure rose + nouveau top en blanche broderie anglaise de Monoprix mon city marché + escarpins re-Zara nubuck bleu lilas-lavande, je dirais. Et pour finir la silhouette, ma besace Gap molle et douce, de ce vieil or mat, si vieux et si mat qu’il va avec tout. Notamment avec mon sautoir qu’a pas de marque et et mes Ray-Ban Couilles de Loup Pilote. C’est que je suis issue d’une famille qui ne mélange pas le noir et le bleu marine et veille à toujours assortir le sac à la godasse ; vois donc ma propension au risque chromatique.

Lovely preppy gossip girl style

Lovely preppy Gossip Girl style

Alors oui, j’avais le portable en pendentif sur l’oreille. Non, je ne me cherche pas de foireuses excuses. Je sais, le téléphone au volant, c’est le mal. OK, je m’autoflagellerai en place publique avec mes oreillettes. Dès que je les retrouve. En attendant, quai de Gesvres, je me fais choper par cette Mégane de flics pile devant le commissariat. Hum. Je balourde discretos le téléphone à mes pieds, et ça fait bobo déjà parce que c’est pas juste un téléphone, sans déc’ : c’est mon iPhone, bordel. Mais je garde l’espoir chevillé au cœur : ils n’ont rien vu, veulent juste me demander tout autre chose. Le chemin, la marque de ma besace, ou une clope.

La Mégane de la peur

La Mégane de la peur, pimpompin

Ils sortent de la Mégane. Ils sont trois. Ils marchent comme au Far-West, cuisses écart, entrejambe fièrement projetée vers le ciel. J’ai peur. Je pense respiration par le ventre, j’imagine cathédrale intérieure, je cherche le bonze en moi. C’est mort, pourtant : un mec et surtout, deux nanas. Aucune négociation possible de nana à nana. Et dans les yeux de l’homme, je lis le seul mépris à l’égard de la jeune caillera du volant qui m’habite. Je me bouffe les phalanges pour ne pas dire à Ponch de se détendre. Lui conseiller L’Art de la Méditation de Matthieu Ricard. Mais Ponch préfère s’en retourner comater dans la Mégane et laisse aux deux femmes la sale besogne : l’une fait le tour de ma caisse, en lui donnant des petits coups de pied nerveux dans les pneus tandis que l’autre me demande mes papiers :

« Vous savez pourquoi on vous arrête ?
– J’imagine. Vous voulez une clope.
– Alors, dîtes-le. »

Jon et Ponch de la California Highway Patrol, aka CHiPs

Jon et Ponch de la California Highway Patrol, aka CHiPs

Step back in time. Me voilà replongée soudain au coeur de mes années collège, ce jour précis où je retournai le cours de musique de Soeur D. et me retrouvais à devoir recopier « Je ne mettrai plus jamais un f**cking bordel pendant le cours de tambourin.«  500 fois. Avec chaque lettre d’une couleur différente, vicieuse qu’était la Soeur D., style Benoît XVI. Heureusement, un mauvais garçon de ma classe me prit en pitié et me fila sa combine de sauvageon : écrire les lignes verticalement, à l’aide d’un Bic quatre couleurs, lettre par lettre.

Respiration abdominale, cathédrale intérieure, bonze en moi. Regard baissé, air contrit, j’avoue mon forfait Orange avec la data illimitée : « Je conduisais en téléphonant et ça, c’est le mal. » Je suis prête à le répéter 500 fois, dans toutes les couleurs, s’il le faut.

Elle boit du petit lait, bitch. Je me dis in petto que rapport au prestige de l’uniforme, faudrait penser à revoir le look maréchaussée d’apparat. Cet ensemble treillis bleu marine + blouson multi-poches zéro forme élastiqué à la taille + divers accessoires en cuir noir même pas craquelé – porte-flingue, porte-matraque, porte-talkie walkie, porte-carnet à souche – te bousille le body en moins de deux. Une silhouette roulée comme un cube Butagaz, avec la casquette façon surplus militaire pour enlever l’ensemble. Je verrais plutôt une allure amazone urbaine, très Decarnin pour Balmain, ligne épaulée et glam’rock. Voire un slim cuir et un porte-fouet à la taille, pour la signature maîtresse-femme tendance domina. Quoi, tellement déjà-vu ? Tu rigoles, elle a jamais rien vu de tel à l’escadron, la Marie Pervenche. Merci, même elle devrait me dire.

Marie Pervenche by Balmain

Marie Pervenche Spring 2009 by Balmain

« Vous reconnaissez donc l’infraction.
Non, c’est faux !!! Et Elvis n’est pas mort !!! Il vit à Hawaï !!! Oui, je la reconnais, c’est bon hein.
– Mettez la petite croix dans la case « Je reconnais l’infraction » et signez.
– OK. Et tu connais Balmain, sinon ?
– Votre amende s’élève à 22 €, à payer par timbre-amende sur cette carte à renvoyer par la poste. Pensez à l’affranchir. Vous êtes aussi passible d’un retrait de point de 3 points maximum. »

Ici, un timbre-amende daté 2009 après J.C.

Ici, un timbre-amende de 2009 environ après J.C.

Dans mon infortune, je suis soulagée. Je croyais devoir essuyer une prune grosse comme mon découvert autorisé. J’ose cependant : « Euh… trois points maximum ? C’est un tarif variable ??? Et le timbre-amende, c’est obligé ? Je veux dire, on peut pas payer moderne ? Un petit chèque peut-être ? Et sinon Balmain, t’en penses quoi ??« 

"Baisse ton iPhone, Bonnie. Doucement." (Victoria B.)

"Baisse ton iPhone, Bonnie. Doucement." (Victoria B.)

La deuxième nana vient à la rescousse : « Le chèque, ça passe. Les points, ça dépend. Faudra écrire à la préfecture pour savoir », qu’elle dit. Puis elles me refilent mes papiers, magnanimes, et me relâchent : « Vous pouvez y aller. Et n’oubliez pas votre ceinture. »

Ouais c’est ça ouais, j’oublie pas ma ceinture. Et tu devrais faire pareil, tiens : ne pas oublier la ceinture. Balmain en fait des doubles cloutées argent à porter descendues sur les hanches, to die for.

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28 commentaires leave one →
  1. bullesdinfos permalink
    mars 19, 2009 7:52

    Morte de rire !
    Mais que c’est humiliant ce « alors dites le » punaise ça m’aurait énervée ! C’est le syndrome cheifaillon je dirais. Et ton iphone il va comment ?

    Sinon moi je suis d’une famille qui ne mélange pas le rouge et le rose. Chacun sa croix hein…

  2. bullesdinfos permalink
    mars 19, 2009 7:53

    Euh sinon y’a bien une fachieune police au fait hein, elle officie sur un bloug de fille influenceuse…

  3. mars 19, 2009 9:33

    « Aucune négociation possible de nana à nana » : C’est bien un souci ça : l’ennemi est à l’intérieur. Terrible et désolant. Ajoutez à cela le képi : et on arrive à la parité connerie homme/femme (même qu’on pourrait gagner le match). Ceci dit le gars et son « dites-le » avait tout l’air d’un super poids lourd.

  4. mars 19, 2009 9:35

    Je te rassure, j’étais saoulée. Mais la fatigue (+le bonze en moi) m’a aidée à rester calme. Le « Dîtes-le » était tellement risible… Syndrome chefaillon oui, et caricature : ils étaient jeunes dehors, vieux cons dedans, vraiment. Et cet air excédé, avec les yeux qui roulent entre les papiers et toi ! Quand ils font le tour de la voiture, je me demande toujours à quoi ça sert – sauf constater comme elle est crade. Te verbaliser sans effet de jambes, c’est pas possible, faut croire.

    Rapport aux couleurs, YSL m’a beaucoup aidée pour le bleu + noir : c’est pas facile, mais c’est beau.

  5. mars 19, 2009 9:45

    Ah non Higgins, le « Dîtes-le » provenait bien de la femme. L’homme à l’air super saoulé – mon iPhone ne le faisait pas triper, apparemment – avait regagné la Mégane pimpon.

    ça m’est arrivé de me faire arrêter par deux gus et j’étais si tétanisée d’angoisse qu’ils m’ont fait flipper exprès avec le cérémonial des papiers d’identité, avant de me dire que c’était parce que j’avais une lampe grillée et qu’il fallait bien la faire changer et « filez maintenant, mademoiselle ». Cette première aventure m’a permis de comprendre qu’une forme de séduction + candeur (alors spontanées) peuvent parfois être utiles. Sauf que là, je savais que ce n’était pas le cas.

    Alors, je me suis concentrée pour faire low-profile et supporter la petite brimade ordinaire ;-)

    Parité connerie homme / femme : j’adore.

  6. mars 19, 2009 9:51

    Ah bon, le noir et le bleu marine ne se mélangent pas ?
    Tiens, j’entends des sirènes…

    Je compatis pour le iphone, la prune et les points. Mais j’ai aussi pitié pour nos consoeurs de la maréchaussée. Franchement, si je devais porter 5 jours sur 7 leur panoplie Barbie Police, ben je crois que je deviendrais méchante à en faire coller des timbres fiscaux.

  7. mars 19, 2009 9:59

    Désolée pour le commentaire en double. C’est encore un coup de mes gros doigts boudinés.

  8. mars 19, 2009 10:04

    Ah pardon j’avais pas compris Bonnie… so sorry (j’ai donné ma part de connerie du jour tiens – pourtant j’étais presque dans une journée sans. Encore raté.)

  9. mars 19, 2009 10:09

    Bah, je sais pas d’où ça vient exactement, ces diktats… y a peut-être différents niveaux : familial certes, mais aussi régional (dans mon lycée, bleu + noir, c’était la loose) voire culturel… J’ai aussi dans mon ça le gris + marron, ça ne me gêne pas vu que j’en porte pas.

    Rapport aux flics & fliquettes, j’ai du mal à admettre le côté complètement téléphoné (hihihi) de l’histoire. Tellement prévisible, que j’étais pas surprise et suis restée bien calme, concentrée à la protection de mes propres intérêts. C’est quand même dingue qu’à infraction donnée, il n’y a pas un nb précis de points retirés. Et puis, le coup d’écrire à la préfecture pour savoir cb sont effectivement enlevés… J’ai d’ailleurs surkiffé le moment où je lui ai répondu « pas grave, de toute façon, j’ai plein de points ».

    L’iPhone va bien, au fait !! Rien de cassé.

  10. mars 19, 2009 10:17

    Très juste pour les codes couleur. Chez nous c’était le noir et le marron.

  11. mars 20, 2009 5:02

    Une prune comme si on y était! J’espère qu’il va vous arriver d’autres mésaventures, juste pour notre plaisir à nous!

  12. bullesdinfos permalink
    mars 20, 2009 7:06

    Ne fais pas la lettre à la préfecture, j’ai entendu un truc récemment là-dessus… parce que souvent la paperasse se perd et on oublie de t’enlever les points. Donc pas bouger ;-)

  13. mars 20, 2009 8:07

    @ Bombay Magic : bonjour ! Cool de vous retrouver ici, on va pouvoir parler de nos Fonelle d’Or ;-)

    @ Bulles : ah merci, je vois qu’ils sont aussi forts que moi pour les papelards. OK. Pas bouger.

  14. mars 20, 2009 8:51

    ah ben dites donc j’étais brimée moi c’était pas de noir/bleu marine, pas de noir/marron, pas de rouge/rose.
    Ben n’empêche que ça reste après on fait jamais de fashion faux pas!
    Et que la police ben elle est pas très bien habillée quand même. Il devraient changer de couleur, genre la collec SAFARI de Ralph Lauren ce serait pas mal aussi.
    Toutes les pervenches en Sarouel. Punition!

  15. mars 20, 2009 10:46

    @ Eve : mais oui, à te lire, c’est évident ! L’analogie Diane Femme Flic / Diane Chasseresse me saute aux yeux. Il faut les rhabiller en Ralph. Ou en saharienne lacée de Saint-Laurent. Avec les sandales lacées SM Westwood vues sur ton blog. Y en aura du volontariat pour l’infraction, les caisses de l’Etat se renfloueront, la crise ne sera plus qu’un mauvais souvenir, et on se fera tous des bisous. Ecrivons à MAM.

    De toute façon, Balmain, j’en peux déjà plus, avant même d’avoir trouvé une veste fanfare à prix normal. On va se manger des épaulettes tout l’hiver.

    @ Foxy : je suis pliée de rire. Fais un post « A chaque femme, sa couleur » steup steup. S’il le faut, je veux bien faire « Habillez-vous selon votre signe astrologique ». J’étais toujours très frustrée de ne pas avoir le drap doré ou argent, pour se coller près du visage et déterminer sa saison. Car des torchons en lamé, y en avait pas chez nous les gens de peu, Madame (je parle comme Daniel Guichard).

    Mais je crois que je suis une femme hiver. Tu serais pas automne à tout hasard ????

  16. bullesdinfos permalink
    mars 20, 2009 12:48

    Arf le drap doré ou argent ça me rappelle quelque chose tien. Josy Mermet sort de ce corps !!!

  17. bullesdinfos permalink
    mars 20, 2009 12:49

    aujourd’hui c’est décidé, je fais des fotes dans tous mes coms…

  18. mars 20, 2009 4:51

    @ Bulles : ah… Josy. L’adresse relooking idéale si tu veux ressembler à une groupie de Tokio Hotel. Elle sévit encore ??

    @ Foxy : arrête de te flageller avec les lanières de tes sandales !! T’es automne comme Angie Everhart ou la petite mignonne là, dans Melrose Place, sais plus son nom. Tu dois kiffer les couleurs de saison alors, le nude, les pastels tout ça. Moi, j’aime moins : je suis de + en + branchée sur les marrons, gold (pas le groupe non, ni le lamé, la couleur cuir naturel), champagne, kaki >> Très automne, tout ça. Et un peu de rouge en touche, pour réveiller la brune qui sommeille.
    Moi je pense que tu peux essayer quand même de dynamiter la roue chromatique, m’est avis que ça ne sera pas exactement du même acabit que les liens que tu as postés ;-)

  19. mars 21, 2009 12:07

    Merci pour ce post !!! Tu m’as bien fait rire !
    Le mieux en matière d’uniforme de police est celui des policiers thailandais. Il est hyper slim, tendance village people. Du coup, c’est assez connu qu’ils se font draguer par les gays en permanence :)

  20. mars 21, 2009 3:38

    Moi j’aime bien Gold

  21. mars 21, 2009 3:39

    Nan c’est pas vrai

  22. mars 21, 2009 4:52

    @ Little Style Box : merci, my pleasure ! J’aime beaucoup ce que tu fais aussi :-)

    @ Eve : OMG. Je viens de me rendre compte que Balmain a tout piqué à Gold !!!! Regarde la vidéo de (Ohé Ohé) Capitaine Abandonné !!! Les épaulettes !!! Les vestes fanfare de l’espace !!!
    Emile est ma nouvelle idole.

    http://www.wat.tv/video/gold-capitaine-abandonne-txxb_o6us_.html

  23. mars 27, 2009 2:10

    Je suis morte de rire avec une semaine de retard! J’adore le concept de Bonnie mobile.
    Mon frère fait le contraire de toi. Il essaie de faire avouer aux flics pourquoi ils l’ont arreté. Et les flics répondent: vous le savez très bien jeune homme, avouez! Parce que voilà, mon frère commet souvent une grave infraction: il est noir. Pas black, hein, ça c’est les gens qui n’osent pas parler d’infractions qui disent ça. Noir. Et donc potentiel possesseur de canabis ou d’objets volés.
    Alors il essaie de faire dire aux gardiens de l’ordre blanc et wasp quelle est la VRAIE infraction qu’il a commise, surtout après fouilles en règles de la frérot-mobile qui a laissé les flics bredouilles. Ils répondent, comme les bandits dans Tintin: allons, allons, ne fais pas l’innocent, tu le sais mieux que nous. En tutoyant, ça va de soi.

  24. mars 27, 2009 3:11

    @ L’Armadio : la Bonnie-mobile, c’est tout un poème. Les gens me demandent de ses nouvelles, comme si elle était une personne. Un peu comme Kitt dans K2000. Elle est vieille, fatiguée, m’emmerde souvent – je ne suis pas très sympa avec elle faut dire – mais on en a vécu des trucs ensemble.

    Ce que tu décris est nettement moins drôle, j’en discutais ce midi avec une amie qui me racontait ses galères pour trouver un logement, alors qu’elle et son ami justifiaient de salaires décents dans des boîtes très respectables. Je me souviens avoir hésité à 18 ans sur le choix de ma nationalité, pour finalement opter pour la française, ce qui n’était pas mon choix d’origine (la double, n’en parlons, un enfer administratif). Étrangement, à l’époque, il était plus facile pour moi de devenir française, donc j’y suis allée. Avec le temps, je me dis que j’ai bien fait pour me rendre la vie + facile, même si je ne me retrouve que peu confrontée à ce type de problème, étant issue d’un pays qui a le « bon goût » de se fondre dans le paysage.

    Ce qui n’exclut pas la connerie ordinaire : un souvenir par exemple d’une patronne de ma mère, qui lui faisait une synthèse des mérites comparés des femmes de ménage par nationalité… Classe. ;-)

  25. mars 27, 2009 3:28

    Ohlala la comparaison par nationalité c’est inquiétant! En Italie en revanche, les gens pensent que chaque nationalité fait un métier précis: les Chinois vendent des valises et des bibelots, les Pakistanais ont des épiceries ouvertes jour et nuit, etc. Quand ma famille est venue en Italie pour la première fois, mon père harcelait mon frère pour qu’il remplisse la fiche d’orientation que son collège lui avait donnée mais il hésitait encore entre différentes options. Au bout de deux jours, il a déclaré: je vais devenir vendeur de contrefaçons de sacs et de lunettes! Au moins il a le sens de l’humour…

    Moi Française je suis, Française je reste! Le système italien est trop pourri pour que quelqu’un d’occidental veuille devenir italien. Gynéco payant, dentiste payant, prises de sang payantes… pas folle, hé!

    Si j’ai bien compris, tu es d’origine portugaise? D’où ça précisément? Je voulais déjà te le demander mais j’avais un peu oublié.

  26. mars 27, 2009 3:42

    Bah, j’en faisais une affaire de principe, à l’époque, de garder un bout de nationalité portugaise (car oui, j’en suis ;-) Je suis la seule née en France, mes parents comprenaient moyennement. Pour eux la vie meilleure est ici – ce qui est un avis partagé. Mais bon, j’en faisais presque un acte politique (hihihi), une fidélité en tous cas, vu le manque de glamour que les préjugés nous octroient (d’ailleurs, on pense souvent que je suis italienne, voire espagnole, mais pas portugaise non)

    Je suis de Tomar, à 150 km au nord de Lisbonne, connu pour son Couvent du Christ, chef d’oeuuuuuuvre de l’architecture manuéline. Tu connais un peu ?

  27. mars 27, 2009 4:37

    Tomar! Héhé, dans le couvent du christ, il y a ces statues de templiers qui te regardent d’un oeil noir qui montre que ça ne rigole pas!

    Mon mari et moi avons fait le tour du Portugal (sauf le sud) comme voyage de noces en 2007. Mamma mia, nous qui aimons les églises et les statues mais pas les hordes de touristes, nous étions heureux!

    Et puis le Portugal est le seul pays où le café est aussi bon qu’en Italie et le pain aussi bon qu’en France: enfin des petits déj où nous étions contents tous les deux!

    Et puis quand on mélange français, italien et espagnol, tout le monde comprend, c’est pratique!

  28. mars 27, 2009 11:12

    Je vois très bien de quoi tu parles : j’ai le souvenir d’avoir fait avec une copine ce que nous avions rebaptisé la « route des monastères » au volant de la Toyota 1984 de mon père et c’était mortel.
    J’y retourne en mai et rien que de savoir que je vais passer ce temps au calme, à la campagne, à manger bon et sain, au soleil… Je savoure d’avance. ça m’est devenu indispensable. Il ne me manque que la connexion internet à la maison, pour écrire dans les conditions optimales.
    Et puis Lisbonne n’est pas loin, j’adore y aller pour m’acheter de la frusque un peu moins chère qu’ici….

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