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Les plages d’agnès b.

avril 19, 2009

J’ai un rapport ambigu avec agnès b. Je me souviens, adolescente, de ses silhouettes simples et modernes dans les magazines : je voulais en être, moi aussi ! Mes souvenirs d’agnès sont souvent noirs et blancs, inspirés du vestiaire masculin : une chemise de popeline immaculée, un petit feutre façon Blues Brothers, un spencer en cuir boutonnage officier, un pantalon droit. Mes souvenirs d’agnès sont rayés comme ses t-shirts, à pressions comme ses cardigans molletonnés. Mes souvenirs sont légers et colorés parfois, comme une robe d’été en crépon.

Chapeau Django agnès b.

Chapeau Django agnès b.

Je voulais en être, mais c’est comme si agnes ne voulait pas que j’en fusse. Ses magasins m’impressionnaient, ses vendeurs me tétanisaient, sa clientèle m’attirait et m’horripilait – cette bourgeoisie si décontractée, cette décontraction trop bourgeoise, l’aisance de ces beaux jeunes gens blonds, accompagnés par leurs parents qui eux-même l’avaient un jour été, beaux et blonds  – et ses prix me flinguaient. Mais je persistais, dans le corner des Galeries Lafayette, dans ses boutiques rue du Jour, rue du Vieux Colombier, chaperonnée par ma propre mère. J’essayais des fringues qui ne m’allaient jamais, mais je pensais que c’était moi qui n’allait pas aux fringues. Ma mère ne manquait pas de me le dire d’ailleurs, son écho pincé dans mon pas, son allure un peu gauche et le sac bien plaqué contre son flanc.

Défilé agnès b. automne-hiver 2008-2009 : j'aime beaucoup

Défilé agnès b. automne-hiver 2008-2009 : j'aime bien

Assurément, nous n’étions ni blondes, ni bourgeoises, ni décontractées, t’imagines ! Je la détestais de me jeter la cruelle vérité pleine face. Et je me détestais de la détester, forcément. Têtue pourtant, je repartais parfois avec un t-shirt qui gagnait ma penderie pour étrangement ne plus jamais en ressortir. Je me rabattais alors sur le maquillage et les parfums dans le catalogue du Club des Créateurs de Beauté ; à distance, il faut croire qu’on gagne en blondeur et en assurance. Je ne m’en contentai cependant pas, de ces produits sous licence que les marques offrent comme des pis-aller. Je n’y vois qu’un business de condescendance, à destination de ceux qui acceptent de toucher du doigt le rêve à défaut de pouvoir l’embrasser en entier. De guerre lasse, j’abandonnai alors agnès aux bourgeois et aux Japonais.

Un parfum d'adolescence...

Un parfum d'adolescence...

Ce sont ces souvenirs d’agnès que je décidai de confronter au portrait de la créatrice, « agnès de A. à b. », réalisée par Serge July et diffusée sur France 5, dans la collection de documentaires Empreintes. Le temps passe et chez les bobos, la marque a été éclipsée depuis par d’autres griffes plus ou moins marantesques. Mais cette femme de 68 ans à l’éternelle allure de jeune fille continue de m’intriguer. De loin, j’aimais son engagement artistique, via sa galerie d’art et ses mécénats, son goût pour le rock, la photographie et le cinéma, ses prises de position politiques et associatives. Et j’étais curieuse de rencontrer quelqu’un derrière la multinationale, l’histoire d’Agnès Troublé, épouse Bourgois, dite agnès b. Calligraphiée en minuscules, qu’elle revendique comme un manifeste : « Je préfère le mode mineur au mode majeur. » Et c’est sur ce mode que l’histoire est contée, le mode de la confidence.

agnès b. par Kate Berry

agnès b. par Kate Berry

Agnès Andrée Marguerite Troublé grandit dans une famille versaillaise, entre une mère « dépressive, hystérique, noire » avec qui elle n’avait « aucune intimité de parole » et qu’elle dut vouvoyer dès l’âge de 3 ans, un père éternel adolescent qu’elle cherche à protéger et un oncle dont elle dit pudiquement qu’il l’aimait trop. Elle prend très vite l’habitude de s’échapper dans l’art quand elle est triste, car « l’art console » dit-elle. On sent chez elle une peine rentrée à l’évocation de son enfance, qui explique sa faible propension à la parole. C’est par le mariage qu’elle s’échappe finalement, à 18 ans à peine, avec l’éditeur Christian Bourgois. Elle intègre un milieu littéraire qui l’accable d’ennui et l’englue davantage dans le silence. Deux ans et deux enfants plus tard, elle le quitte et devient rédactrice de mode pour le magazine Elle, styliste free-lance chez Dorothée Bis. Sa rencontre avec Jean-René de Fleurieu, de neuf ans son cadet, est décisive. Il ressemble à une « peinture de la Renaissance » avec des boucles brunes et de grands yeux insistants. Elle reconnaît en ce jeune homme, mutique pareil, son âme soeur, son double, son amour fou. Son associé aussi. Ensemble, ils font deux enfants et avec quelques économies de famille, ouvrent boutique en 1975 dans le quartier des Halles. Elle se remet à parler.

La première boutique agnès b. rue du Jour à Paris

La première boutique agnès b. rue du Jour à Paris

Agnès est une jeune beauté blonde et hippie des années 70. Elle déambule en salopette Osh Kosh et panier d’osier, ses cheveux bouclés ramassés à la diable sous un chapeau de toile. Dans un document d’époque, elle raconte sa boutique avec un air nonchalant, les trente oiseaux bengali qui y volent en liberté, son envie de faire des vêtements intemporels, son goût pour les vêtements de travail : le pantalon de peintre, la veste de serveur… qu’elle revisite à sa façon. « J’aime les vêtements, la mode je m’en fous ». Ainsi naissent les basiques de la marque : le cardigan à pression, les rayures fines en 6 / 6, épaisses en 12 / 12…

Le cardigan agnès b.

Le cardigan agnès b.

Les années 80 marquent l’expansion à l’international, aux Etats-Unis et au Japon d’abord, menée par Fleurieu, en Chine ensuite par son fils Etienne Bourgois. Une période qu’on devine subie plus que choisie et logiquement, celle qui m’intéressa le moins. Je relevai juste un étrange mélange des genres, dans cet énorme concept-store à Tokyo, baptisé La Loggia du nom de la résidence de ses parents à Antibes, où les fantômes de la famille Troublé pendus aux murs observent ces clients, trop occupés à croquer des chocolats frappés du célèbre b. Je la préfère qui parle d’art et de cinéma, celui qu’elle habille, comme Reservoir Dogs ou Pulp Fiction, celui qu’elle soutient à la production, celui qu’elle fabrique. Car Agnes Troublé s’apprête à réaliser son premier long-métrage : « Un road-movie qui se déroule dans les Landes, au milieu de paysages sauvages. C’est l’histoire d’une petite fille qui a été abusée, et dont les parents seront interprétés par Sylvie Testud et Jacques Bonnafé. »

Harvey et ses potes, en chouettes costards agnès b.

Harvey et ses potes, en chouettes costards agnès b.

Le documentaire est à revoir gratuitement sur le site de France 5, pendant une semaine.

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29 commentaires leave one →
  1. avril 19, 2009 8:44

    Très beau portrait. Chapeau (Django) encore une fois !
    C’est drôle car d’Agnès B., j’ai le même souvenir que toi.
    Sauf que je l’ai porté le T-shirt extorqué douloureusement au portefeuille de mes parents. Et pas qu’un peu !
    Il était magnifique, à grandes rayures bleues roi et bleues marine. J’avais l’air d’un gros bourdon, mais un bourdon très blond et très décontracté.

  2. avril 19, 2009 9:53

    Bel article! Ayant grandi sur ma montagne, j’ai d’abord connu les cosmétiques agnès b avant de tomber sur une boutique à Lyon. J’ai alors découvert que c’était chic et cher. Et voilà, je n’ai rien d’elle dans ma penderie et pourtant elle me plait bien!

  3. avril 20, 2009 7:37

    J’ai une seule pièce agnès b. dans mon placard, une robe imprimée noir et blanc façon vieille photographie que, chaperonnée aussi par ma maman, j’avais achetée en soldes et trop grande pour moi, tellement je la trouvais belle, à 17 ans… Je ne l’ai vraiment portée que quelques années plus tard, et je la mets toujours, et elle est toujours aussi cool, classe et intemporelle. Mais je n’ai tout de même jamais plus osé entrer dans une boutique agnès b. …

  4. avril 20, 2009 9:01

    C’est toujours aussi bien écrit chez Bonnie mais surtout:

    – Moi aussi!!! Je me souviens qu’Agnes B était un fantasme … pour moi Parisien car il était inaccessible à la petite provinciale que j’étais! Et j’ai failli hululer à la mention des créateurs de beauté: moi aussi, moi aussi!!! D’ailleurs, ma mère commande toujours (les produits du docteur Ricaud) car si moi je suis devenue un peu internationale, elle est toujours restée provinciale… Les créateurs de Beauté, mon premier achat, une espèce de pommade violette qu’on appliquait sur les pommettes façon platre, pour atténuer les fards, la plaie de mon adolescence….

    – Sur la migration asiatique d’Agnes B. Tellement vraie. Il y a 5 ans, en Corée, j’achetais ma première (et dernière) tenue ASB: une robe toute simple, en satin façon nuisette, couleur peau, j’étais enchantée par sa simplicité et son élégance, sauf qu’à la maison je me suis rendue compte qu’elle était complètement transparente, à tel point qu’on voit même la cellulite sur les fesses, au secours! Bref, immettable (c’est bizarre avec 2 m, mais je ne vois pas comment faire autrement). Elle pend toujours dans ma penderie, ce qui est le destin normal d’une robe me dirait vous, mais depuis si longtemps qu’elle doit s’être suicidée!

  5. avril 20, 2009 9:01

    agnes B, pas ASB évidemment (qui est l’école de mes enfants au passage)

  6. Bulles d'infos permalink
    avril 20, 2009 9:09

    C’est ça que j’aime bien : « je fais des vêtements pas de la mode ». Et voilà ! Tout compris !
    Il me semble par ailleurs que c’est quelqu’un avec des grandes exigences car assez engagé politiquement et je crois qu’elle souhaitait que cela se ressente dans son travail.

  7. avril 20, 2009 9:27

    Ouaou! Bonnie t’es super forte j’en apprends des choses avec toi! :)
    Elle a 68 ans ? Ben dis donc elle les fait pas!
    Moi j’ai un fameux cardigans à bouton que j’ai eu à Noël à 13 ans… Je l’ai toujours et pourtant je l’ai JAMAIS mis. Je sais pas pourquoi.
    C’est bizarre non ?
    J’ai dû grandir sur ma montagne comme Armadio parce que je ne connaissais d’elle que le club des CB…
    Elle m’apparait sous un nouveau jour grâce à toi.
    Je savais qu’elle fabriquait ses textiles en France ce qui explique le prix.

  8. avril 20, 2009 11:37

    68 ans! et ben en voilà une vieille qui fait jeune !
    moi j’ai jamais mis d’Agnès B parce que j’ai toujours trouvé ça trop cher et je comprenais vraiment pas pourquoi vu qu’effectivement c’était des vetements et pas de la mode. Mais ton portrait me la rends beaucoup plus sympathique ! (et en plus je me sens plus cultivée)

  9. avril 20, 2009 6:56

    Hi everybody, enfin de retour. Merci pour les compliments !
    C’est drôle de constater que je ne suis pas la seule à avoir réussi à m’approprier les vêtements d’agnès b., au delà du prix.
    @ La Mère Minos : pas mal le coup du bourdon bleu sur le dos des parents, même un t-shirt, ça faisait un petit budget à l’époque.
    @ Bombay : la pommade violette, c’était le perfecteur de teint hydratant ! J’en ai usé quelques pots aussi, pour les teints clairs. Maintenant, je suis passée à la version ultra haut de gamme, le Blanc de Chanel, j’aime beaucoup. C’était cool de recevoir les colis du CCB, avec le papier de soie et tout, mais avec le temps, je suis devenue plus exigeante sur le rapport qualité / prix.
    @ Brown Sugar : c’est drôle, tu décris cette robe et je la vois tout à fait. Si c’est celle à laquelle je pense, elle est vraiment jolie et effectivement très particulière. Moi, je me damnais pour ses cuirs, le fameux à boutonnage officier dont je parle et ses chemises en crépon.
    @ Bulles : oui, elle est engagée pour le moins, on sent bien d’ailleurs que son intérêt principal dans la vie est ici. C’est dommage que ces fringues « pour tous » restent malgré tout accessibles qu’à une certaine élite. Encore maintenant, je hurle devant les prix. Mais c’est chouette, surtout chez les hommes je trouve. Par contre, la collection pour André de ce printemps est juste… vilaine.
    @ France et Eve : je suis bien d’accord, effectivement on ne dirait pas qu’elle a dix ans de plus que Sting ;-) Je l’ai vue récemment débouler sur le plateau de Drucker en jean cuir et elle avait la bonne dégaine.
    @ Eve : oui, la majorité vient de France. D’autres lignes (sport) sont fabriquées en Europe (Portugal par exemple ;-)

  10. Anne-So permalink
    avril 21, 2009 9:47

    J’ai toujours eu envie de m’acheter un vêtement dans ses boutiques (je ne me suis aventurée que dans celle des Gal laf, où il y a quelques années, sévissaient un vendeur particulièrement dragueur, chais pas si ça dit qqch à qqn), mais j’ai jamais rien trouvé. Pourtant bizarrement, cette marque, je l’aime, sans bien la connaître, grâce à elle, à ce qu’elle évoque, le chic, la sobriété, l’alternative, l’engagement, une certaine élite culturelle. Maintenant que j’aspire à plus de simplicité, je devrais peut etre y retourner.

  11. avril 21, 2009 12:34

    Anne So, si tu écris Gal Laf dans un autre ordre ça fait LaGaf Ah ah!
    Ppff
    Sorry je sors de réunion…

  12. avril 21, 2009 10:22

    Merci pour cet article, ça fait du bien d’en savoir un peu plus sur Agnès! Nous les garçons on est fans aussi, elle fait toujours quelques trucs sympas pour nous…
    « here I am, stuck in the middle with you… »

    Florent – http://lhabitfaitledandy.com

  13. avril 21, 2009 10:25

    Hey merci pour cet article; c’est plaisant d’en savoir un peu plus sur Agnès -à quand un film sur elle. Love it!!!
    « Here I am, stuck in the middle with you… »

    Florent – http://lhabitfaitledandy.com

  14. avril 24, 2009 10:05

    le comparatif soin agnès b. et soin Chanel vaut pour le vêtement : pour moi les collections A. b. sont aux « blondes bourgeoises » ce que Chanel est aux résidents de l’avenue Montaigne. L’intemporel N&B, que j’aime au demeurant. J’entre sans peine dans ces 2 boutiques, c’est juste leurs tarifs qui ne veulent pas entrer dans mon portefeuille.

  15. avril 26, 2009 9:26

    Il faudra que je prenne une photo de cette robe alors… Ca m’intéresse de savoir si tu t’en souviens !

  16. avril 26, 2009 10:41

    Et en plus il parait qu’agnes b adore Bono. :)

  17. avril 26, 2009 1:53

    Waouhhh
    Très bien ton article!!!

  18. avril 30, 2009 11:01

    Bonnie est elle partie en vacances ? Voilà 15 jours que je passe, et puis, rien!!! J’en redemande

  19. avril 30, 2009 12:37

    Non, non, je suis bien là mais juste débordée !
    Et je compte bien profiter de mes vacances à venir pour relancer ma prod’ !
    Merci en tout cas Bombay, je vais essayer de pourvoir à ta demande ;-)

  20. avril 30, 2009 12:42

    hey Bonnie,
    je vois vois que ton blog est en passe de devenir le plus fréquenté du web ! bravo !
    j’espère que tu pourras passer le 14 mai / ( dédicace apéro chez les Ginettes ) pour qu’enfin, l’on se croise ? beau week-end

  21. avril 30, 2009 6:56

    Hey Françoize,
    Bien reçu l’invitat’, merci ! Yes yes, j’en serai le 14 (une Ginette) !
    Beau we à toi,

  22. mai 15, 2009 8:17

    j’étais déjà passée chez toi, et c’est un plaisir de revenir après t’avoir rencontré Bonnie :)
    en tant qu’ancienne utilisatrice de l’embellisseur abricot, j’apprécie beaucoup ton portrait hyper précis d’Agnès B. .. . Le fameux cardigan pressionné m’a fait rever bien longtemps, mais aujourd’hui on m’en offrirait un que je ne le mettrai JAMAIS, c’est juste pas du tout mon style ;)

    • mai 20, 2009 4:30

      @ Mai-Lan : pareil que toi, je serais bien ennuyée si on m’offrait ce fameux cardigan, tellement je ne m’y reconnais pas. C’est ironique au final, là où cette femme ne voulait faire des vêtements (vs de la mode), elle a réussi au-delà de toute espérance : ce ne sont plus des vêtements, mais des images qui bercent l’inconscient collectif. Bref, beaucoup de lyrisme pour dire qu’au-delà de la sape, c’est le symbole que nous avons en affection.

  23. Huijbregts permalink
    mai 20, 2009 3:27

    Votre article est très intéressant. Je suis frustrée car Serge July n’a pas insisté pour que Agnès B s’explique sur le fait qu’elle avait, après avoir prétendu défendre le travail fait en France et payé correctement, cédé à la fabrication chinoise. Les prix d’Agnès B sont chers mais on faisait un effort pour avoir de la qualité made in France. Maintenant, on ne peut plus avoir confiance. Les pulls sont chers et qualité camelote. Ils sont jolis quand ils sont neufs et bien coupés mais quelle déception à l’usage. Je comprends votre impression sur l’ambiance des boutiques avec la clientèle bobo (et assez âgée) un peu glaçante. Je n’achetais que les cardigans pressions et les tee-shirts rayés parce qu’ils étaient inimitables mais si la fabrication est aussi partie en Chine, ce sera fini et on pourra dire qu’elle aura scié la branche sur laquelle était assise ou qu’elle aura tué la poule aux oeufs d’or.

    • mai 20, 2009 4:36

      @ Huijbregts : Merci du compliment :-) Je vous rejoins assez sur l’analyse ; j’avais déjà remarqué pas mal de fabrication (notamment t-shirt & petite maille fabriqués au Portugal (la Chine du haut de gamme) mais au train où vont les choses, je crois que bientôt ce genre de distinguo disparaîtra bientôt… Ce que j’ai ressenti en creux à la diffusion du doc, c’est que justement elle a finalement perdu le contrôle du destin de son entreprise lors de son expansion à l’international. Ce que je peux comprendre : dans sa position, le genre de décision business qui me gaverait de suivre au plus haut point… On la sentait clairement portée ailleurs, vers l’art et le cinéma.

  24. juin 9, 2009 5:42

    Cela me fait super plaisir de lire cet article très agréable à lire et, en plus, on apprend plein de choses : d’abord, je me sens moins seule (et en même temps, j’ai honte car j’ai acheté pas plus tard qu’il y a un mois une robe immettable, mais que voulez-vous, après 15 ans à tourner autour, il fallait que je passe à l’acte – coûteuse thérapie !), et ensuite je ne connaissais pas du tout le versant privé de la vie de cette agnès b, qui me fascine et m’exaspère à la fois. Bref, très intrigante !

  25. juillet 16, 2010 5:34

    Merci pour cet excellent article que j’ai lu avec beacoup d’interet…
    je vous mets dans mes favoris donc a tres bientot.
    Cordialement
    Gilles

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