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Un homme, un vrai

juillet 17, 2010

Quand j’étais petite, je pensais qu’un homme, un vrai, ça devait forcément ressembler à Bernard Giraudeau : son sourire solaire, son humour de voyou canaille, sa jeunesse insolente, sa virilité athlétique, sa pupille outre-mer, une irrésistible séduction.

Anny Duperey et Bernard Giraudeau à Cannes (1983)

Maintenant que je suis grande, à l’annonce de sa mort, je me dis qu’un homme, un vrai, ça devrait forcément ressembler à Bernard Giraudeau : sa liberté d’esprit, son goût des ailleurs, sa sensibilité artistique, acteur-auteur-réalisateur, son engagement politique, son courage face aux épreuves, son humilité à accepter ce corps qui vous échappe.

Sa force, sa dignité et son élégance.

Bernard Giraudeau (JF Robert / Corbis)

Il faut lire (oui, c’est un ordre) cette interview accordée par Giraudeau à Libération en mai dernier. Un homme, un vrai, assurément.

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9 commentaires leave one →
  1. juillet 17, 2010 1:29

    Tristesse…
    C’est bizarre j’ai immédiatement eu une pensée pour Anny Duperey aussi.

    Et je me suis également souvenue avoir eu la chance de voir Bernard Giraudeau au théâtre dans « Petits crimes conjugaux » aux côtés de Charlotte Rampling il y a quelques d années. J’avais été impressionnée tant son talent était immense. Comme j’ai rarement vu sur scène.

    • juillet 17, 2010 5:53

      Quel beau couple, n’est-ce pas ? J’étais contente de tomber sur cette photo, j’aurais pu en prendre une autre (Les Spécialistes par ex…) mais quand j’ai vu celle-ci, c’était évident.

  2. mimioui permalink
    juillet 17, 2010 2:03

    arrivée ici via bulles d’infos, je dois avouer que j’ai appris la nouvelle sur l’écran à peine connecté d’un iphone acquis ce matin, il est des hasards plutôt tristes…
    j’ai bien entendu aussitôt pensé à annie duperey moi aussi, elle que j’ai vu incarnant si justement la dame en rose au chevet d’oscar et de bernard giraudeau lui même dans le libertin avec ludmila mikael à mes tous débuts parisiens, quelle présence sur scène, quel acteur, quel bel homme. et puis le prof d’allemand de vic aussi, grande époque….

    • juillet 17, 2010 5:56

      Bienvenue Mimioui
      Je l’ai appris exactement de la même façon que toi : mon iPhone a vibré 3 fois sur le chevet, je l’ai pris en pestant dans un demi-sommeil et à la lecture de l’alerte news du Monde.fr, je me suis réveillée d’un coup en me disant 3 fois « merde »… Oui dis, j’avais oublié la Boum !

  3. juillet 17, 2010 4:45

    Bernard Giraudeau, c’est « Paul. Ben oui, c’est comme ça, j’m’appelle Paul » dans « Les spécialistes »… quand j’ai su, en tombant amoureuse sans pouvoir tout à fait me détourner de Gérard Lanvin, que les hommes, ce serait toujours une histoire de choix difficiles…

    • juillet 17, 2010 5:59

      Tous ces beaux hommes, c’est presque trop hein… Pour faire la difficile, je dirais que Giraudeau avait dès le départ une aristocratie naturelle que Lanvin a engrangée (bordel, pourquoi cet accord du participe me gêne ? Pourtant le COD est avant… Bref.) avec l’âge.

  4. juillet 17, 2010 5:53

    Un sacré bonhomme ! Sa présence même était artistique, inimitable …
    Des personnages comme lui ne meurent jamais !

  5. civetta permalink
    août 4, 2010 7:14

    … et en plus, qui embellissait avec l’âge.. (ce qui n’est donné, normalement, qu’à Sean Connnery ou Clint Eastwood…)

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